La Société d’histoire régionale de Lévis induit encore les gens en erreur !

Lévis, le 21 septembre 2016

Monsieur Vincent Couture, président

Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis (Québec)

 

Monsieur,

Il y a peu, à Lévis, au Bureau d’accueil touristique de Tourisme Lévis (une organisation de la Ville de Lévis) situé près de la gare fluviale, j’ai trouvé un feuillet qui porte la « signature » de la Société d’histoire régionale de Lévis, ainsi que celles de la Ville de Lévis et du ministère de la Culture et des Communications du Québec. Selon ce feuillet, deux miracles sont survenus dans la chapelle Sainte-Anne de la rue Saint-Joseph, à Lévis, en 1893.

Le feuillet s’intitule « Une chapelle miraculeuse. La chapelle Sainte-Anne ». On y trouve ces mots :

« Saviez-vous que : Deux miracles ont eu lieu dans cette chapelle

lors de la fête de Sainte-Anne [sic] en 1893? »

On y lit aussi cette autre phrase :

« Saviez-vous que : Suite à ces miracles, cette chapelle est devenue un lieu unique au Québec? »

Je n’avais jamais entendu dire, moi qui suis un citoyen de Lévis depuis plus de trente-cinq ans et qui ai été membre du conseil d’administration d’une société d’histoire lévisienne et principal artisan de la production de la revue de cette société pendant deux ans, que l’Église catholique avait reconnu que deux miracles avaient eu lieu dans la chapelle Saint-Anne. Pour vérifier, j’ai appelé le curé de la paroisse où se trouve la chapelle Sainte-Anne, M. Paolo Maheux; il ne savait rien des prétendus miracles; c’est tout dire! D’ailleurs, si des miracles étaient tombés du Ciel à Lévis il y a 125 ans, toute la ville le saurait depuis longtemps, le reste du Québec aussi, et bien d’autres lieux du monde, et des pèlerinages auraient lieu régulièrement dans le lieu saint, et beaucoup de marchands se seraient installés le plus près possible de la « chapelle miraculeuse », on s’en doute!

Autre chose : la chapelle Sainte-Anne de la rue Saint-Joseph figure dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec; dans l’espace qui lui est consacré dans le site web du ministère de la Culture et des Communications du Québec, à l’adresse suivante : http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=92531&type=bien#.V7ZS50uK_6g, il n’est pas question de miracles. Les responsables de la production du feuillet induisent-ils la population en erreur quand ils affirment que le MCCQ a cosigné le feuillet? 

Pouvez-vous me dire, Monsieur Vincent Couture, sur quoi vous vous basez, vous, M. Clément Samson et les autres membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, pour affirmer que des miracles ont eu lieu dans la chapelle Sainte-Anne de la rue Saint-Joseph, à Lévis, en 1893?

La présente sera publiée au www.lepasseurdelacote.com, comme votre réponse, si vous me répondez.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

P.-S.

« Il n’est pas rare que des chrétiens considèrent comme périmée la notion même de miracle,

et qu’à l’inverse, d’autres se montrent friands de fausses merveilles. »

 

(Vocabulaire de théologie biblique publié sous la direction de Xavier Léon-Dufour et de Jean Duplacy, Augustin George, Pierre Grelot, Jacques Guillet, Marc-François Lacan, Paris, Les Éditions du Cerf, 1962, p .618)

 

Le feuillet :

chapelle-sainte-anne-miraculeuse-2-shrl-brochure-miracle-2016b

chapelle-sainte-anne-miraculeuse-shrl-brochure-2016a29062016

Les dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis ont l’air fou. Partie 1

Voici pourquoi les dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis ont l’air fou :

Printemps 2013 : Dans le numéro 128 de La Seigneurie de Lauzon, revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Évelyne Fortier, alors trésorière du conseil d’administration de la SHRL et employée du Mouvement Desjardins, écrit ceci : « La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. »

Le 31 juillet 2013, Claudia Mendez Ishii, alors vice-présidente de la SHRL, affirme qu’un dessin qu’elle dit avoir découvert par hasard dans le web représente la « cage » dans laquelle la dépouille de la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population en 1763. Lisons : « C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto [Manon Pelletier était propriétaire de l’entreprise Tours suivez le guide avec Claudia Mendez Ishii, guide touristique comme Madame Pelletier, à l’époque]. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (« En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», article de la chroniqueure Mylène Moisan, Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

Ce n’est pas tout.

Le 27 novembre 2013, M. Claude Genest, ancien président de la SHRL devenu membre honoraire de la SHRL, conjoint de Madame Claudia Mendez Ishii et, à l’époque, historien au Mouvement Desjardins (aujourd’hui, M. Genest ne travaille plus comme historien chez Desjardins), écrit les phrases suivantes dans un hebdomadaire de Lévis : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est [sic] un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

Surprise : le 16 juillet 2013, un document officiel diffusé par le Service des collections, des archives et de la bibliothèque des Musées de la civilisation CONTREDIT clairement Évelyne Fortier, Claudia Mendez Ishii et Claude Genest ainsi que tous les nonis de la SHRL et de ses partenaires qui affirment que le dessin de l’objet découvert dans le web par hasard, selon la SHRL, est celui de la « cage » dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population. Le document officiel dit en effet ceci : « THE HISTORIC DATA AVAILABLE AT THIS POINT IS INSUFFICIENT TO CONFIRM WHETHER THE GIBBET IS THE ONE IN WHICH MARIE-JOSEPHTE CORRIVAUX’S BODY WAS EXPOSED ». (Le document, remis au soussigné par les Musées de la civilisation, est en anglais.)

On a vu que le texte de M. Claude Genest cité ci-dessus est daté du 27 novembre 2013 et que celui de Madame Claudia Mendez Ishii, reproduit ci-dessus lui aussi, porte la date du 31 juillet 2013. Avez-vous remarqué que le document officiel des Musées de la civilisation, qui a été remis au soussigné en janvier 2016 au Musée de la civilisation, est daté du 16 juillet 2013. M. Genest et Madame Mendez Ishii, dans leurs textes écrits après le 16 juillet 2013, expriment une opinion contraire à celle qui est présentée dans le document officiel des Musées de la civilisation, ils disent clairement que la SHRL a découvert la « cage de la Corriveau », la « vraie », la « vraie de vrai » ! Lectrice, lecteur, la chose doit vous surprendre beaucoup. Attendez ! une autre surprise énorme vous attend : le document officiel dont je parle porte la signature de deux auteurs: les Musés de la civilisation et… Oui, c’est bien ça : L’AUTRE AUTEUR EST L’AMUSANTE SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS.

Ce n’est pas tout.

En effet, le 1er octobre 2013, les Musées de la civilisation ont publié un communiqué dans lequel ils disent ceci : « Au cours des prochains mois, les Musées de la civilisation à Québec, par le biais de son [sic] Centre national de conservation et d’étude des collections, se pencheront sur une pièce qui pourrait se révéler être la cage dans laquelle le corps de Marie-Josephte Corriveau fût [sic] exhibé, à Lévis en 1763, après sa pendaison. » Vous avez compris ? Les Musées disent « une pièce qui pourrait se révéler être la cage »; ils n’affirment pas que la « cage » trouvée par la SHRL est celle qui a servi à montrer la criminelle à la population; ils annoncent qu’ils chercheront à établir si ladite « cage » est incontestablement celle que la SHRL dit être. L’ancien historien du Mouvement Desjardins ne l’a pas compris, semble-t-il : le 27 novembre 2013, près de deux mois après la diffusion du communiqué mentionné ci-haut, et longtemps avant la fin de l’expertise menée par les Musées de la civilisation, M. Claude Genest écrit ceci : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique», comme on l’a vu ci-dessus.

Ce n’est pas tout.

L’expertise demandée par les Musées de la Civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis est terminée.

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015 :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

Madame Ferland est claire, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

(Les déclarations de Mesdames Toupin et Ferland sont publiées dans une page Web de Radio-Canada datée du 9  novembre 2015; cette page se trouve à l’adresse suivante : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Les opinions de Sylvie Toupin et de Catherine Ferland n’ont pas pesé lourd : les Musées de la civilisation et leur directeur général, monsieur Stéphan La Roche, de même que la Société d’histoire régionale de Lévis, contredisent Mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure utilisée pour montrer à la population la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. [Déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ». Authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître ». Un expert peut bien établir que Marie-Josephte Corriveau a été pendue en 1763 à Québec, un autre déclaré que la « cage » découverte au 21e siècle a été construite au 18e siècle, un troisième avoir trouvé des documents qui prouvent que l’on pendait des criminels « dans les chaînes » en Angleterre au 18e siècle, on aura beau « juxtaposer » ces « résultats » de toutes les manières, on n’aura jamais la preuve que la « cage » examinée à Québec est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. (La page citée du TLFI se trouve au http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier.)]

Plus de la moitié des membres du « comité scientifique » (c’est ainsi que ses créateurs l’appellent) mis sur pied par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis appartenaient à la Société d’histoire régionale de Lévis, selon un document des Musées de la civilisation. Madame et Monsieur tout le monde sont en droit de se poser des questions au sujet de cette domination de la Société d’histoire régionale de Lévis, dont les dirigeants avaient fait preuve d’un incroyable manque de rigueur intellectuelle, avant la formation du « comités scientifique », en affirmant qu’un objet découvert par la SHRL était la « cage de la Corriveau », et ce, avant même d’avoir vu et avoir pu examiner le moindrement cet objet.

La Caisse Desjardins de Lévis, la Ville de Lévis, les Musées de la civilisation à Québec, la Commission de la capitale nationale du Québec, le Musée canadien de l’histoire et l’ancien député Christian Dubé ont été des partenaires de la SHRL pour la réalisation par cette dernière de deux expositions sur la « cage de la Corriveau » en 2013. Il faudrait qu’ils justifient leur décision d’aider la SHRL et qu’ils essaient de démontrer, aujourd’hui, qu’ils ont toutes les raisons d’être heureux et fiers d’avoir pris cette décision.

Roger Martel, citoyen de Lévis, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves.

CE DOCUMENT, PUBLIÉ AU WWW.LEPASSEURDELACOTE.COM, SERA TRANSMIS AU PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS (VINCENT COUTURE), AU DIRECTEUR GÉNÉRAL DES MUSÉES DE LA CIVILISATION (STÉPHAN LA ROCHE), AU PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA CAISSE DESJARDINS DE LEVIS (RENÉ BÉGIN), AU MAIRE DE LÉVIS (GILLES LEHOUILLIER), À LA PRÉSIDENTE ET DIRECTRICE GÉNÉRALE DE LA COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC (FRANÇOISE MERCURE) ET AU PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL DU MUSÉE CANADIEN DE L’HISTOIRE (MARK O’NEILL
). LES RÉPONSES SERONT PUBLIÉES AU WWW.LEPASSEURDELACOTE.COM.

 

Note

« Les équivalents français les plus courants de la locution anglaise to make a fool of oneself sont se rendre ridicule, se couvrir de ridicule et avoir l’air fou. » (http://ici.radio-canada.ca/radio/francaisaumicro/index.asp?dateachercher=21112011&date=7/1/2011)

Affaire de la « cage de la Corriveau » : une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne contredisent la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 11 décembre 2015

Monsieur Vincent Couture, président

Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Comment vous êtes vous senti, monsieur Couture, quand vous avez pris connaissance des avis de mesdames Toupin et Ferland? Plutôt mal, je vous comprends. Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et vous apprenez à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme vous et vos partenaires (Caisse Desjardins de Lévis, ville de Lévis, etc.), elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que votre société dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il est très intéressant de savoir quand la Société d’histoire régionale de Lévis a acquis la certitude que l’objet découvert par hasard dans le Web était incontestablement la « cage de la Corriveau », et quand mesdames Toupin et Ferland en sont venues à la conclusion qu’on ne pouvait pas être certain que l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis était la « cage de la Corriveau ».

Votre société d’histoire et ses amateurs d’histoire, monsieur Couture, ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Avec du recul, monsieur Couture, vous devez pouvoir comprendre que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson doit être passé par une université puisqu’il est juge, vous, monsieur Couture, vous êtes archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages, monsieur Couture : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par votre société d’histoire, un comité dont elles faisaient partie, vous vous souvenez?

Vous seriez bien aimable de transmettre le présent courriel à tous les membres de votre société d’histoire. N’oubliez surtout pas les membres du conseil d’administration : André Gaumond (vice-président), Pierre-Olivier Maheux (trésorier), Louis Hallé (secrétaire), Claude Genest, Clément Samson, Marie-Camille Richard, Richard Fortier, Xavier Chambolle. Pensez aussi à : Claudia Mendez Ishii, France Desjardins, Gilbert Samson, André Dubois.

Veuillez croire, monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

Un beau défi pour le président de la Société d’histoire régionale de Lévis. Tentera-t-il de le relever ?

Lévis, le 2 septembre 2015

M. Vincent Couture, président

Société d’histoire régionale de Lévis, Lévis (Québec)

Monsieur,

Vous m’avez écrit ceci au sujet de la découverte d’une structure que votre Société affirme, sans le prouver, être la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Joseph Corriveau a été montrée en public en 1763 :

« Avez-vous rencontré en personne l’historienne Catherine Ferland et l’historien Gaston Deschênes pour avoir des réponses à vos questions au sujet de la cage ? »

Je connais l’historien Deschênes depuis longtemps, je l’ai lu, je ne l’ai jamais vu manquer de rigueur (je ne peux pas en dire autant de certains dirigeants ou anciens dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis). Je ne peux pas imaginer qu’il vous appuie, qu’il est convaincu comme vous que la fameuse cage est bien celle dans laquelle M.-J. Corriveau a passé plusieurs jours. Comme vous semblez laisser entendre que vous êtes certain que M. Deschênes pense comme vous et comme d’autres dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL, je crois qu’il serait très avantageux pour vous que vous nous donniez la preuve que vous jouissez de cet appui; ce serait facile : vous avez peut-être un écrit dans lequel l’historien sudcôtois chanterait vos louanges et vous féliciterait d’avoir trouvé la VRAIE cage de la Corriveau; rendez public cet écrit. Si M. Deschênes ne vous a pas congratulé par écrit, demandez-lui de le faire.

Quant à l’historienne Catherine Ferland…

Vous laissez entendre, Monsieur Couture, que Madame Ferland (auteure avec Dave Corriveau de La Corriveau. De l’histoire à la légende) pense comme vous et comme certains autres dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL que la structure que Madame Claudia Mendez Ishii a dit avoir trouvée, à l’époque où elle était la vice-présidente de la SHRL, est celle dans laquelle M.-J. Corriveau a été montrée en public après sa pendaison. Si c’est exact, comment expliquez-vous que Madame Ferland et M. Corriveau aient écrit ceci dans leur site web :

« Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

(On l’ignorait quand Mme Ferland et M. Dave Corriveau ont écrit ce que vous venez de lire, on l’ignore encore aujourd’hui, 2 septembre 2015 !)

Madame Ferland vous a-telle dit, Monsieur Couture, qu’elle a changé d’idée et qu’elle pense maintenant comme vous et comme certains dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL ? Si c’est le cas, vous serez très très très heureux de le prouver, prouvez-le donc alors, allez tenter de la prouver, tentez de le prouver.

Je vous mets au défie, Monsieur Couture, de tenter de démontrer que vous dites LA VÉRITÉ, vous et la SHRL, quand vous affirmez que la structure métallique qu’une ancienne vice-présidente de la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans Internet est la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Joseph Corriveau a été montrée en public en 1763. Demandez l’aide de M. René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL, qui préfère ne pas me répondre plutôt que de tenter de prouver que la population et les médias n’ont pas été induits en erreur par la SHRL et ses amis; demandez l’aide du maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, autre partenaire (riche de l’argent des pauvres contribuables) de la SHRL, qui préfère ne pas me répondre plutôt que de tenter de prouver que la population et les médias n’ont pas été induits en erreur par la SHRL et ses amis; demandez l’aide de qui vous voulez, mais ne restez pas le bec cloué.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce message et votre réponse seront publiés dans le blogue lepasseurdelacote.com (vive la transparence !). – Une copie de ce message sera transmise au maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, et à M. René Bégin, président de la Caisse Desjardins de Lévis.

Lettre à M. Vincent Couture, président de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 1er septembre 2015

M. Vincent Couture, président

Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur,

Vous m’avez envoyé un courriel dans lequel vous écrivez ceci :

« Vous avez été expulsé de la SHRL […] pour avoir harcelé nos membres en utilisant leur adresse courriel sans leur consentement ».

Monsieur Couture, je vous invite à répéter publiquement « Vous avez été expulsé de la SHRL pour avoir harcelé nos membres en utilisant leur adresse courriel sans leur consentement » (une fois suffira).

Moi, je vais vous répéter quelque chose que j’ai déjà dit publiquement :

La Société d’histoire régionale de Lévis m’a exclu (c’est M. Claude Genest, membre honoraire de la SHRL qui ne travaille plus comme historien au Mouvement Desjardins, qui présidait alors la SHRL);

la procédure d’exclusion a été mise en branle sans que la Société m’en informe oralement ou par écrit;

la Société a pris la décision de m’exclure et ne m’en a jamais, jamais, informé oralement ou par écrit;

c’est par hasard que j’ai appris mon exclusion six ou sept mois après sa mise en oeuvre cachée;

en m’excluant de la SHRL, vous avez exclu automatiquement une autre personne de la SHRL, membre en vertu de mon abonnement familial, et vous ne l’avez jamais, jamais, informé oralement ou par écrit (en passant, Monsieur Couture, dites-moi donc et dites donc à votre autre victime quel mal elle a fait pour que vous la chassiez en cachette de la SHRL).

Des barbares ne s’y seraient pas pris autrement pour m’exclure.

Barbares parce que vous avez fait fi de principes et de règles fondamentaux dans les sociétés qui essaient d’être civilisées. Des principes et des règles comme ceux-ci :

« Le poursuivant a le droit de conduire personnellement sa cause, et le défendeur a le droit d’y faire une réponse et défense complète. » [Code criminel du Canada, article 802. (1)]

« … la Cour d’appel, après avoir donné à l’appelant et à l’intimé la possibilité de se faire entendre… » [Code criminel du Canada, article 818 (2)]

« Un accusé a le droit, après que la poursuite a terminé son exposé, de présenter, personnellement ou par avocat, une pleine réponse et défense. » [Code criminel du Canada, article 650. (3)]

« Nulle partie ne peut être jugée sans avoir été entendue ou appelée. » (France, Nouveau Code de procédure civile, article 14)

« Il ne peut être prononcé sur une demande en justice sans que la partie contre laquelle elle est formée n’ait été entendue ou dûment appelée. » (Québec, Code de procédure civile, article 5).

« No one is to be condemned, punished or deprived of his property in any judicial proceedings unless he has had an opportunity of being heard. » (Maxime sur laquelle repose la règle fondamentale suivante de la common law : L’autre partie doit être entendue.)

« Tout accusé a droit à une défense pleine et entière » (Québec, Charte des droits et libertés de la personne, article 35).

« LA RÈGLE AUDI ALTERAM PARTEM (le droit d’être entendu) EST SI FONDAMENTALE QU’ELLE A PRIORITÉ SUR LES DIFFÉRENTES DISPOSITIONS LÉGALES VISANT À PRÉSERVER LA STABILITÉ DES JUGEMENTS. SA VIOLATION ENTRAÎNE L’ANNULATION DU JUGEMENT ENTIER OU ENCORE DE LA PARTIE DU JUGEMENT QUI Y CONTREVIENT. »

(Code de procédure civile L.R.Q., c. C-25, LIVRE I, Dispositions générales, Titre I, Dispositions introductives, http://www.lexisnexis.com/store/images/samples/CA/9780433466475.pdf)

L’un des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL (je viens de vérifier : selon le site web de la SHRL, cette personne est toujours membre dudit C.A.) pourrait vous parler abondamment, Monsieur Couture, des principes et règles susmentionnés. Vous l’avez deviné : il s’agit de M. Clément Samson, avocat et juge à la Cour supérieure du Québec. Consultez-le. Et demandez-lui s’il pense être dans une position difficile.

J’attends votre réaction, Monsieur Couture. Énumérez les raisons de mon exclusion de la SHRL; ne vous gênez pas, entrez dans les détails, soyez d’une extrême, extrême précision. N’oubliez pas d’essayer de démontrer que j’ai harcelé des membres de la SHRL. Je respecterai votre droit d’être entendu : je publierai intégralement votre réponse au lepasseurdelacote.com, avec joie.

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Coup de Théâtre ! Le président de la Société d’histoire régionale de Lévis assomme des membres de son conseil d’administration.

LE PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS, VINCENT COUTURE, ASSOMME DES MEMBRES DE SON CONSEIL D’ADMINISTRATION AVEC UNE DÉCLARATION CHOC.

Rappelons d’abord que trois membres ou anciens membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) affirment depuis 2013 qu’un objet trouvé par hasard dans Internet par l’un d’eux est la « cage de la Corriveau », c’est-à-dire la structure ayant servi à montrer en public la criminelle Marie-Josephte Corriveau en 1763.

UN : Claudia Mendez Ishii, ancien membre du Conseil d’administration de la SHRL (aux côtés de Vincent Couture), a parlé de la « cage » à la chroniqueuse Mylène Moisan en juillet 2013, à l’époque où elle était la vice-présidente de la SHRL: « C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon [Pelletier], en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

DEUX Claude Genest, ancien président et encore membre honoraire de la SHRL, aujourd’hui membre du Conseil d’administration de la SHRL (aux côtés de Vincent Couture), a écrit en novembre 2013 : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis [hebdomadaire de Lévis], 27 novembre 2013, p. 24)

TROIS Évelyne Fortier, un autre ancien membre du Conseil d’administration de la SHRL (à l’époque, Vincent Couture faisait déjà partie de ce conseil d’administration), a écrit au printemps 2013 : « La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » [La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128 (Printemps 2013)]

Les trois personnages : Mendez Ishii, Genest et Fortier, affirment catégoriquement que la « cage » trouvée dans Internet est bien celle dans laquelle M.-J. Corriveau a été montrée en public. C’est clair !

COUP DE THÉÂTRE ASSOURDISSANT, MESDAMES ET MESSIEURS :

LE PRÉSIDENT DE LA SHRL, membre du conseil d’administration de la SHRL depuis dix ans, CONTREDIT MENDEZ ISHII, GENEST ET FORTIER ! Il leur dit :

Cessez tout de suite de dire que la « cage » trouvée est celle dans laquelle

M.-J. Corriveau a été montrée en public;

vous ne pouvez pas le prouver !

vous trompez donc nos membres !

vous trompez donc les Lévisiens !

vous trompez donc les médias !

Voici les paroles employées, écrites par Vincent Couture et publiées dans le numéro 122 de la revue de la SHRL :

« Comme vous le savez sans doute, la cage est actuellement conservée à la Réserve muséale de la Capitale nationale, car elle est présentement analysée par des professionnels pour être en mesure de valider son authenticité. […]

« Des spécialistes doivent faire des analyses physico-chimiques pour fournir un rapport exhaustif qui permettra de déterminer son authenticité et d’enclencher officiellement son rapatriement (si les analyses sont positives) afin de conserver précieusement une pièce importante de notre patrimoine qui a marqué des générations. La cage sera conservée jusqu’à l’automne 2015. Je souhaite que les résultats du rapport que nous allons recevoir seront positifs et que la cage pourra être rapatriée au Québec. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 122, printemps 2014)

Vincent Couture est clair :

Vincent Couture dit que personne ne peut affirmer, aujourd’hui, que la « cage » trouvée aux États-Unis est celle que les habitants de la région de Lévis ont pu voir en 1763. C’est ce que je soutiens depuis toujours. C’est ce que je dis quand je reproche sévèrement à Claudia Mendez Ishii, à Claude Genest, à Évelyne Fortier d’affirmer catégoriquement que la cage américaine est celle qui a été montrée à Lévis en 1763. D’autres personnes doivent ou devraient se sentir visées par ce reproche; je pense aux membres du conseil d’administration de la SHRL qui semblent, par leur silence (moi, je ne les ai pas entendus; vous ?), se ranger du côté de Mendez Ishii, Genest et Fortier (je pense notamment au juge Clément Samson, dont la présence dans cette galère est étonnante). Je pense aussi aux membres « ordinaires » de la SHRL, à ceux qui demeurent membres de la SHRL; ils ne comprennent pas que Mendez Ishii, Genest et Fortier les induisent en erreur ? ou ils comprennent mais ont peur de protester ? ou ils regardent ce qui se passe en rigolant ?

J’ai déjà demandé à la SHRL de fermer ses portes. Je le demande encore, plus fort !

Roger Martel (le Passeur de la Côte),

membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis pendant environ deux ans,

principal artisan de la réalisation de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL,

participant actif à la réalisation du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis pendant douze ans (1986 -1998),

bénévole auprès d’émigrés installés à Lévis,

membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

Le président de la Société d’histoire régionale de Lévis, Vincent Couture, assomme des membres de son conseil d’administration avec une déclaration choc.

POST-SCRIPTUM

Les commanditaires et les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis doivent suivre avec intérêt ce qui passe chez cette dernière. La liste suivante n’est pas exhaustive :

Mouvement Desjardins (plus précisément la Caisse populaire Desjardins de Lévis, dont le conseil d’administration est présidé par René Bégin, et la Maison Alphonse-Desjardins)

Ville de Lévis (maire : Gilles Lehouillier)

Musés de la civilisation de Québec (directeur : Michel Côté)

Commission de la capitale nationale du Québec (présidente et présidente et directrice générale : Françoise Mercure)

Musée national des beaux-arts du Québec (directrice et conservatrice en chef : Line Ouellet)

Musée canadien de l’histoire (président : lieutenant-général (à la retraite) Bill Leach; président-directeur général : Mark O’Neill)

Musée du Royal 22e Régiment (directeur : Dany Hame)

Tourisme Lévis

Tours Suivez le Guide

De deux choses l’une :

ou bien les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour les deux expositions sur la cage de la Corriveau ont accepté d’aider la SHRL sans savoir ce que cette dernière allait faire et dire au juste (si c’est le cas, ils ont été totalement irresponsables);

ou bien ils savaient ce que la SHRL allait faire et dire; dans ce cas, ou bien ils ne se sont pas assurés que le projet de la SHRL reposait sur du solide, ou bien ils savaient que le projet de la SHRL n’était pas du tout conforme aux exigences de qualité et de rigueur qu’il leur est demandé d’observer (reste à savoir, naturellement, s’ils les respectent toujours), ce qui serait déplorable (le mot est faible), ce qui serait ignoble (le mot est plus juste).

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

Lévis (Québec), 3 juillet 2015

AJOUT

Vincent Couture écrit (voyez ci-dessus) que la « cage de la Corriveau » appartient « à notre patrimoine ». Au patrimoine de qui au juste ? De Lévis ? Marie-Josephte Corriveau était une citoyenne de Saint-Vallier de Bellechasse, c’est là qu’elle aurait tué son mari, certains disent ses sept maris ! c’est là qu’elle aurait vécu une vie de sorcière, oui, de sorcière ! etc.. L’histoire de la Corriveau appartient à Saint-Vallier, pas à Lévis. Évidemment, la « cage », si elle se balançait quelque part à Lévis, attirerait des touristes à Lévis (pas à Saint-Vallier), des touristes et leur argent. Les marchands, les petites entreprises touristiques de Lévis seraient ravis (le maire taxeur itou). Et tant pis pour l’importance historique de la Corriveau et de sa « cage » ! L’importance historique de la « cage », se disent certains dans leur for intérieur (ou entre eux), ça n’a pas d’importance : pourvu que la « cage » attire l’argent des touristes mal informés. La SHRL a écrit que le dossier de la Corriveau est le dossier le plus important de son histoire; c’est triste à entendre. Le premier colon de Lévis, un personnage vraiment exceptionnel, Guillaume Couture, il est moins important , dans l’histoire de Lévis, que Marie-Josephte Corriveau ? Mgr Déziel, qui a bâti ou aidé à bâtir  des institutions qui vivent encore, il est moins important que Marie-Josephte Corriveau dans l’histoire de Lévis ? L’histoire de Lévis est très riche et très intéressante; il est malheureux qu’une société d’histoire dépense autant d’énergie, de temps et d’argent des citoyens  au personnage d’une LÉGENDE.

La Société d’histoire régionale de Lévis continue de tromper la population.

Lévis, le 23 mai 2015

M. Vincent Couture, porteur du titre de président de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr Gosselin,
 Local R-1

Lévis, G6V 5K1 – Courriel : histoirelevis@shrl.qc.ca

Monsieur,

La Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) continue de tromper la population, y compris ses malheureux membres, en affirmant catégoriquement qu’elle a ou a eu en sa possession la structure métallique dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public après sa pendaison en 1763, comme vous le faites depuis des mois et des mois sur la Toile, comme dans ce texte vu le 21 mai 2015 :

Dans un premier temps, en collaboration avec Les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition « La Corriveau, au-delà de la légende », en présence de l’artéfact original. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763. (Source : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/la-cage-de-la-corriveau-a-levis/ vu le 21 mai 2015)

Les dirigeants de la SHRL le savent très bien qu’elle est infondée, l’affirmation de la SHRL concernant l’authenticité de la cage trouvée par hasard par son ancienne vice-présidente qui a abandonné depuis toutes ses fonctions à la SHRL. Mais ils ne l’ont jamais reconnu, ils n’ont jamais exprimé de regrets d’avoir répandu l’affirmation infondée, ils n’ont jamais exprimé de regrets d’avoir utilisé des fonds publics * pour propager l’affirmation infondé ; encore moins ont-ils présenté des excuses.

Il y a déjà longtemps j’ai invité la SHRL à cesser ses activités, à fermer ses portes. L’invitation tient toujours.

Les membres qu’il reste à la SHRL, et qui n’acceptent pas qu’on leur mente, devraient naturellement jeter leur carte de membre. Vous seriez bien gentil de m’aider à diffuser ce message salutaire, Monsieur Couture.

J’apprécierais également que vous transmettiez le présent message aux membres du conseil d’administration de la SHRL, c’est–à-dire à :

M. André Gaumond

M. Pierre-Olivier Maheux

M. Louis Hallé

M. Claude Genest

M. Clément Samson

M. Xavier Chambolle

(Tiens, une idée, comme ça : demandez donc à ces messieurs [la parité femmes-hommes, ça n’intéresse pas la SHRL, Monsieur Couture ?], demandez à ces messieurs, dis-je, de se porter à votre secours et de m’écrire pour me parler de mes affirmations. J’aimerais particulièrement lire M. Clément Samson, qui est probablement la personne la plus apte à vous défendre et à défendre la SHRL puisqu’il est avocat et juge. M. Samson pourrait profiter de l’occasion pour expliquer comment il réussit à concilier ses tâches de membre du conseil d’administration de la SHRL et sa fonction de juge à la Cour supérieure du Québec.]

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

* Dire que la Ville de Lévis et son maire, M. Gilles Lehouillier, ne protestent pas, dire qu’ils acceptent que l’argent des Lévisiens servent à tromper les Lévisiens !

P.-S. Dans le courriel que vous m’avez envoyé le 13 mai 2015, vous écrivez ceci : « Ceci est mon dernier courriel et votre adresse courriel est bloquée. » Au lieu de vous comporter comme un fuyard comme le maire de Lévis, tentez de démontrer que vous n’avez pas induit en erreur les Lévisiens et les autres citoyens du pays, de même que les médias qui ont transmis sans réfléchir votre affirmation infondée. Allez, essayez ! Vous ne voudrez pas essayer parce que vous êtes certain de rater votre coup, comme le maire de Lévis qui n’a jamais répondu à mes courriels et qui manque ainsi à son devoir, et dont le refus de répondre équivaut à un viol démocratique, le maire de Lévis bâillonne les citoyens avant la période de questions des séances du conseil municipal !

JE PUBLIERAI CE MESSAGE DANS LE BLOGUE LEPASSEURDELACOTE.COM.

Je publierai aussi la réponse de son destinataire ou celle de M. Clément Samson ou celle tout autre membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, si jamais quelqu’un dudit conseil d’administration me répond. Il faudrait que les membres du conseil d’administration essaient d’expliquer, dans leur communication, pourquoi ils ont accepté que l’affirmation infondée soit diffusée et pourquoi ils acceptent que la SHRL publie encore le mensonge.)