Encore combien de jeunes filles disparues avant d’agir? – sept. 2015 | Amnistie internationale Canada francophone

Source : Encore combien de jeunes filles disparues avant dagir? – Cyberaction septembre 2015 | Amnistie internationale Canada francophone

Au Canada, des filles et des femmes disparaissent ou sont assassinées parce qu’elles sont autochtones.

Depuis plus de 10 ans, Amnistie internationale documente cette grave situation aux côtés d’organismes autochtones et demande que le Canada agisse et reconnaisse l’ampleur systémique de cette crise.

Il n’en fait rien.

Le gouvernement fédéral doit mener une commission d’enquête publique indépendante et doit travailler de concert avec les différentes nations autochtones afin de mettre sur pied un plan d’action national contre les violences faites aux femmes autochtones.

RELIGION ET TRADITIONS NE PEUVENT JUSTIFIER LES DISCRIMINATIONS CONTRE LES FEMMES, DIT L’ONU

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 5 juin 2013
Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a organisé mercredi son débat annuel sur l’état des droits des femmes dans le monde. La lutte contre la violence faite aux femmes et le renforcement des initiatives à cette fin ont été au coeur des discussions.
Dans son discours d’ouverture, la Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, a rappelé qu’avant 1990, la violence contre les femmes était considérée principalement comme un phénomène relevant de la sphère privée, et non comme un défi à l’échelle internationale.
Le changement est intervenu en 1993 avec la Déclaration de Vienne et son programme d’action qui ont donné un cadre international pour la lutte contre la violence à l’encontre des femmes. Les obligations des États en la matière ont été par la suite codifiées dans une série de traités internationaux et régionaux.
« Néanmoins, la communauté internationale doit reconnaître que la violence contre les femmes reste répandue. Le problème majeur est le manque d’engagement et de ressources pour une lutte systématique et totale contre la violence et l’inégalité », a déclaré Mme Pillay.
« Le monde doit également refuser les arguments qui cherchent à justifier, au nom de la religion ou des traditions, les actes violents et discriminatoires commis contre les femmes», a ajouté la Haut Commissaire.
De son côté, la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur la violence contre les femmes, Rashida Manjoo, qui servait de modératrice du débat, a rappelé qu’il restait de nombreux obstacles à surmonter pour que la violence contre les femmes soit véritablement considérée comme un défi fondamental dans le champ des droits de l’homme.
La Représentante spéciale chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Zainab Hawa Bangura, a souligné, pour sa part, que la violence sexuelle dans les conflits continue d’être l’une des pires formes de discrimination contre les femmes.
« Les conséquences du viol et des autres formes de violence sexuelle sont dévastatrices et ce, sur une longue durée. Il est important de rappeler que la violence sexuelle, loin de seulement découler d’actes opportunistes individuels, peut être employée de façon systématique comme arme de guerre », a affirmé Mme Bangura.

La Fille de l’Inde : un appel de l’ONU

L’ONU APPELLE L’INDE À PRENDRE DES MESURES D’URGENCE SUITE AU DÉCÈS DE L’ÉTUDIANTE VICTIME D’UN VIOL COLLECTIF

 

Source : Centre de nouvelles ONU, http://www.un.org/french/newscentre/

 

New York, 31 décembre 2012

 

Le Secrétaire général de l’ONU a exprimé samedi sa profonde tristesse à l’annonce de la mort de l’étudiante de 23 ans, victime, le 16 décembre, à New Dehli, d’un viol collectif commis par six hommes dans un bus qui traversait la ville. Il a condamné « sans équivoque » ce « crime brutal » et appelé l’Inde à prendre les mesures qui s’imposent.

 

« La violence à l’encontre des femmes ne doit jamais être acceptée, excusée ou tolérée. Chaque fille, chaque femme a le droit d’être respectée, estimée et protégée », souligne la déclaration transmise par le porte-parole de M. Ban.

 

D’après les médias, l’étudiante, accompagnée de son ami, revenait du cinéma lorsqu’on les a convaincus de monter dans un bus. Six hommes l’ont tour à tour violée, agressée sexuellement avec une barre de fer rouillée et battue. Les deux victimes ont ensuite été jetées hors du véhicule. Grièvement blessée, la jeune femme, issue d’un milieu défavorisé, est décédée samedi soir à Singapour.

 

Le Secrétaire général, poursuit le communiqué, accueille avec satisfaction les efforts du gouvernement de l’Inde pour prendre des mesures d’urgence et réclame d’autres mesures ainsi que des réformes pour prévenir de tels crimes et faire traduire leurs auteurs en justice.

 

Il encourage également les autorités à renforcer les services essentiels pour les victimes de viol. « Femme et les autres entités des Nations Unies sont prêtes à appuyer de tels efforts de réforme par une expertise technique et toute autre forme d’appui qui sera jugée nécessaire », précise le porte-parole.

 

De son côté, la Haute Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, Navi Pillay, a souhaité lundi que ce « terrible incident » marque un « tournant » dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes en Inde.

 

« Espérons que 2013 sera l’année où les choses changeront s’agissant des violences contre les femmes en Inde […]. Le public exige une transformation des systèmes qui perpétuent les discriminations à l’encontre des femmes et l’émergence d’une culture qui respecte la dignité de celles-ci dans la loi et dans les pratiques », a-t-elle plaidé, rappelant que cet incident n’était que le dernier en date d’une longue série.

 

« En octobre dernier, une jeune fille dalit de 16 ans s’est suicidée par immolation après avoir été la victime d’un viol collectif dans l’Haryana, un état où un niveau alarmant de violences sexuelles a été signalé », a rappelé Mme Pillay. « Il s’agit d’un problème national qui touche des femmes de toutes classes et castes et qui appelle des solutions nationales. »

 

Notant l’« escalade des protestations et des appels à la peine de mort contre les accusés », la Haute Commissaire a appelé à un débat public de toute urgence pour réfléchir aux mesures adaptées pour prévenir de tels crimes.

 

« Quelle que soit la gravité des crimes commis, la peine capitale n’est pas la réponse », a estimé Navi Pillay. « Ce dont nous avons besoin, c’est d’une nouvelle prise de conscience de l’opinion publique et d’une meilleure application des lois dans l’intérêt de toutes les femmes. L’Inde a prouvé par le passé au travers de ses mouvements de réformes sociales qu’elle a les moyens de se débarrasser d’un fléau comme le viol. »

 

Elle s’est félicitée à cet égard de l’annonce faite par le gouvernement d’établir une commission d’enquête sur la sûreté publique des femmes à Dehli, ainsi qu’un panel judiciaire chargé de revoir la législation indienne en vigueur sur les violences à l’encontre des femmes.